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BD, Littérature, et autres...
Je suis libraire à Paris et passe mon temps à parler de romans et de BD que j'apprécie quelque soit le genre. Je continue ici parce que vraiment j'adore ça !
Comme tu as pu le constater, chère absence de lecteur, cela faisait des mois que je n'avais pas mis les pieds sur cette page...
Je m'en veux un peu mais j'ai des raisons valab' (si, si !) :
- Je suis une grosse feignasse - J'ai du boulot par dessus la tête (et cela ne contredit en aucun cas mon premier point) - Je participe à un autre blog.
Comment ??? ! ! ! ! Que dis-tu donc là ???? ! ! ! !
Et oui, ça fait un an que, tous les mardis ou presque, se tient chez moi un atelier de dessins. Ca faisait longtemps que j'en avais envie et j'ai motivé quelques amis à se motiver avec moi. Je ne
suis pas encore à mon top niveau mais je commence à faire des progrès. Le talent de mes petits camarades en revanche n'est plus à démontrer...
Elvio est un petit fonctionnaire minable et terne. Il vit seul avec sa mère qu’il affame afin d’acheter une poupée de porcelaine pour laquelle il éprouve un amour
et un désir pervers et obsessionnel.
Mais surtout, Elvio est le fils d’un héros de la patrie, un colonel de la junte militaire qui torturait les opposants au régime dictatorial qui sévit en Argentine
de 1976 à 1983. L’héritage est lourd, les souvenirs vont refaire surface.
Le récit commence comme une farce grotesque avant de sombrer rapidement dans l’horreur, Elvio devient inquiétant. Le graphisme coloré et bon enfant évolue à mesure
que le malaise s’installe, jusqu’à certaines scènes à la limite de l’insoutenable.
Les deux auteurs argentins évoquent brillamment le traumatisme de la dictature argentine, avec cet album engagé, puissant et corrosif où la tragédie familiale se
mêle à la dénonciation de l’horreur.
A
17 ans, Chris suit un cursus scolaire classique, il vit heureux dans une famille soudée et confortable à Brest. Du même âge, Eric prépare un CAP couture à Perros-Guirec, les jours de son père son
compté et sa mère se perd dans l'alcool.
Tout les sépare mais lors d'un tournoi de ping-pong une amitié inattendue va naître. Les deux jeunes hommes vont rapidement devenir inséparables. Tout bascule avec
la mort du père d’Eric. Sa vie va en être bouleversée et immanquablement leur amitié va évoluer.
Kris et Eric T. n'inventent rien, ils retranscrivent et commentent, tour à tour et avec beaucoup de recul, leurs souvenirs et leurs sentiments du moment.
Par un trait vif et une trichromie impeccable, Nicoby pose un regard distancié sur une histoire très personnelle dont il fait ressortir toute l’universalité.
Premier volet d’un diptyque, Les ensembles contraires est un récit riche en émotions fortes sur les tribulations d’une Grande Amitié face au temps et aux
incertitudes de la vie.
Un policer interroge trois individus à tour de rôle
sur une affaire tordue qui implique Casquette et Bonnet (deux mystérieux amis), Sac À Main (petite amie de Bonnet), Barbiche (détective privé), Cheveux Court (coéquipière de Barbiche), Cravate
(galeriste) et Batman (ami de Cravate).
Une trame policière sur une histoire de tableaux, de détectives et d’adultère qui sert de prétexte à un regard décalé sur l’Art et à un jeu narratif
complexe.
Ruppert et Mulot confirment leur goût pour l’expérimentation et leur talent pour inventer de nouvelles formes de narration.
Ici, ils alternent entre de longues scènes d’action muettes et de grandes cases statiques d’interrogatoires bavards.
Ils incitent ainsi le lecteur à participer au dynamisme de l’album, ainsi qu’à l’enquête. Comme pour leurs quatre précédents ouvrages, ils rendent le lecteur acteur
autant que spectateur et produisent une œuvre incontournable et inimitable.